Une recette de Ratatouille...

Il a été porté à mon attention que peut-être vous aimeriez savoir qui se cache derrière ce site. Tout d’abord je dois avouer que je ne m’appelle pas vraiment Ratatouille. Ouf, ça fait du bien de soulager sa conscience !

 

Voici la petite histoire qui m’a poussé à lancer l’option GKC…

L’Homme me fascine. J’ai toujours été stupéfait de la diversité des caractères, d’histoires de vie et d’opinions autour de moi. Comment se fait-il que la société soit un tel mélange de différences et de points commun entremêlés, et pourquoi ce grand bazar ne tourne-t-il pas à l’anarchie ? Alors j’ai suivi des études de psychologie. Et là, c’est le drame.

On m’a présenté à la fac un homme triste, errant entre le dépressif obnubilé par ses complexes et l’ « homme moyen », sorte de mouton de panurge dont le comportement est soi-disant « statistiquement prévisible ». Tout ça dans un horizon bien pauvre, limité au matériel. De quoi se taper la tête contre les murs d’un blockhaus, si vous voulez mon avis. En tout cas, cela ne me convenait pas. Qu’en est-il de l’Homme, cet héros imprévisible, ce poète, cet aventurier, cet agglomérat absurde de gratuité ? Il suffit de regarder l’histoire pour convenir qu’un Homme, c’est autre chose qu’un pantin quand même.

Alors j’ai cherché ailleurs, et j’ai découvert des auteurs qui parlent de l’Homme que j’aime. Molinié, Eloi Leclerc Chesterton, et bien d’autres… m’ont fait découvrir un Homme tel que je n’en avais jamais connu dans les livres de psychologie. L’exact opposé d’un robot, d’une chose qu’on pourrait à loisir démonter et remonter, d’un truc que la science expliquerait de fond en comble : Un mystère d’amour et de misère, capable de se prendre les pieds dans le tapis et d’atteindre les étoiles. Un Homme, quoi !

Qu’avaient en commun ces aventuriers du mystère ? Qu’est-ce qui leur permettait de si bien parler de l’Homme, de trouver ces pépites malgré le courant du monde ? D’où vient cet espoir au milieu du désespoir, cette chaleur au milieu de tant de froid ? Peu à peu la réponse est venue. A force d’admirer la source de la Vie, à force de contempler l’Homme Nouveau dans la personne du Christ, ces poètes recueillent un peu de lumière qui transparait dans leurs paroles. Ils ne contrôlent rien, les pauvres ! Et ils ne prétendent rien contrôler d’ailleurs. Voilà ce que j’aime, voilà ce qui sonne – enfin ! - comme la Vérité.

Mais Chesterton, Eloi Leclerc et Molinié ne sont pas seuls. Ils ont été guidés, accompagnés dans leurs trépidantes aventures intérieures par d’autres avant eux. Depuis la nuit des temps, les Hommes cherchent la source de Vie. Et Dieu ne s’est pas débiné, il s’est montré comme étant le Verbe, la Vie, le Chemin, la Réponse à tant d’espoirs et d’attentes. Il s’est manifesté et les Hommes de bonne volonté, ceux qui n’ont pas voulu éteindre leur soif avec les pièges habituels, se sont rassemblés pour l’écouter.

Aujourd’hui, l’Eglise nous offre l’héritage de plus de deux mille ans passés en compagnie de Dieu. Que de témoins pour celui qui cherche ! Que de lumière jetée sur l’Homme et sur l’énigme de son cœur ! Mais aussi quelle tristesse de laisser tous ces témoignages se perdre. Tous ces livres fermés sont autant de voix que l’on refuse d’écouter, pour notre malheur. J’ai l’intime conviction que nos ancêtres se sont déjà posés absolument toutes les questions qui nous taraudent. Chesterton nous dit qu’omettre ce que peut nous enseigner la tradition c’est ignorer la voix des morts sous le prétexte mesquin… qu’ils sont morts.

Seulement aujourd’hui, notre privilège - unique dans l’histoire - d’accéder si facilement à l’information est aussi notre malédiction : que lire ? Qui écouter ? et comment ? Je suis persuadé qu’il n’y a pas d’entreprise plus urgente pour le monde que de transmettre les voix qui comptent, celles qui savent rester bouche bée devant le mystère.

"Il n'existe pas de sujet peu intéressant. Il n'y a que des personnes peu intéressées..." G.K. Chesterton

Si vous vous sentez de faire entendre la voix d'un auteur que vous appréciez, n’hésitez pas à m’en parler en m'écrivant à option.gkc@gmail.com, c’est tout à fait possible ! Et de façon plus générale, vous pouvez mentionner dans les commentaires des articles si vous souhaitez que L’Option GKC parle de tel ou tel auteur.