Je l'admets, je le confesse: j'ai eu l'infâme tentation de vous taquiner dans cette introduction de sous-chapitre avec le devoir de mémoire. Mais cette expression m'horripile à un point tel que ma malice a été supplantée par mon aversion. La mémoire, on n'y va pas en traînant les pieds, comme un écolier après dîner. On ne la laisse pas au grenier, une fois l'école terminée.

La mémoire, nous n'en disposons pas à notre gré.

C'est elle qui dispose de nous.